Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par Association cultuelle de l'Eglise protestante unie de Saint Lô-Manche Sud.

Culte, Abraham et la bénédiction

Chantal anime le culte du 4 octobre à Saint-Lô.

La grâce et la paix vous sont données de la part

De Dieu notre Père et de Jésus Christ notre Sauveur.

Le Seigneur nous appelle.

Le Seigneur nous rassemble.

Le Seigneur nous unit.

Il est présent parmi nous.

Voici le culte qui fait renaître en nous le désir et l'attente,

voici ce temps où Dieu nous précède

où Il nous invite au calme et à l'écoute.

Voici le culte où la Parole de Dieu ouvre à nouveau un espace dans notre vie, pour accueillir et pour aimer, pour recevoir et pour donner.

C'est le temps de la grâce,

C'est le temps de la paix en Jésus-Christ ressuscité.

Bénédiction. Malédiction. Qu'est-ce au juste ?

Avant d'aller plus loin dans cette interrogation, je vais vous raconter une histoire tirée d'un ouvrage que m'a offert Danielle.

« Histoire à dire et à lire « de Bernard REYMOND

Cette histoire du Renfrogné, (qui nous prépare à Noël) complète le choix de la prédication d'aujourd'hui :

Bénédiction. Malédiction. Qu'est-ce au juste ?

Ce n'est sans doute pas le sujet que vous attendiez en cet fin d'été

Devant les difficultés, les drames et les souffrances que nous subissons ou observons autour de nous, il nous arrive de penser que la malédiction s'acharne contre certains. Nous aimerions pouvoir intervenir comme de bons génies au pouvoir illimité, pour soulager, guérir et supprimer ces malheurs.

Dieu avait promis à Abraham de faire de lui une source de bénédiction pour toutes les familles de la terre. Quel défi ! Et si nous y regardions de plus près.

Ensemble nous allons réfléchir et méditer sur un texte de la Bible pour y rencontrer Dieu et grandir dans notre façon de voir la vie

Lecture biblique sur laquelle porte la prédication inspirée par le pasteur Bernard SAUVAGNAT est dans la Genèse 12 à 20

Écoutons les versets 1 à 3 dans le livre 12 de la Genèse qui nous donne la promesse de Dieu à Abraham :

« Le Seigneur dit à Abram :

« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai. Je ferai naître de toi ne grande nation ; je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Tu seras une bénédiction pour les autres. Je bénirai ceux qui te béniront, mais je maudirai ceux qui te maudiront. A travers toi je bénirai toutes les nations de la terre. «

Bénédiction. Malédiction. Deux mots construits avec le verbe dire.

Dire du bien. Dire du mal. Dire que c'est mal, que ça fait mal ! Ne vos imaginez pas que ces mots veulent dire : jeter un sort positif bienfaisant, ou jeter un mauvais sort, envoyer la poisse à quelqu'un.

La Bible ne nous propose pas d'entrer dans une mentalité magique de ce genre.

Abram reçoit la promesse de Dieu qu'on dira du bien de lui, que les gens diront : C'est bon d'avoir Abram parmi nous. C'est bon d'avoir près de nous un croyant comme lui, qui sert un Dieu comme le sien.

Les chrétiens voient dans la personne et l'action du Messie, descendant d'Abraham, la bénédiction promise à Abram. Mais Abraham, le voyageur, l'immigré a-t-il été une bénédiction

concrète pour les gens des pays dans lesquels il est venu planter sa tente ?

Juste après avoir reçu la promesse de Dieu, Abram quitte le Nord de la Mésopotamie et descend vers le Sud dans le territoire de Canaan.

C'est la sécheresse, la nourriture se fait rare, plus ni fruits, ni légumes, ni graines, ni céréales, ni farine. Abram descend vers l'Egypte pour nourrir sa famille et son troupeau. Mais il a peur et fait passer sa femme pour sa sœur. Le pharaon la fait rentrer dans son harem et offre en compensation des animaux. Vu par nous aujourd'hui, Abram se comporte comme un proxénète envers sa propre femme.

Mais brutalement , le récit de son séjour se termine.

Voici ce qu'on pet lire aussi au chapitre 12 : « Le pharaon donna alors à ses serviteurs l'ordre de reconduire Abram à la frontière avec sa femme et tout ce qui lui appartenait. «

Visiblement pour Abram ; c'est raté, le passage en Égypte n'a pas été perçu comme une bénédiction.

Silence/musique

Moi aussi, fille d'Abram, j'ai souvent raté ; j'ai voulu bien faire sans y parvenir. Mais la promesse de Dieu à Abram reste valable.

Au chapitre 13, Abram est de retour en Canaan. Son neveu Lot et lui se séparent. Leurs troupeaux ont prospéré et la cohabitation devient difficile. Lot s'installe dans la fertile plaine du Jourdain

et Abram reste sur les collines.
La guerre éclate, Lot et les habitants sont faits prisonniers et déportés.

Abram n'est pas insensible, arme 318 bergers, rattrape les assaillants et délivre les prisonniers.

Quand il est de retour, un grand personnage l'accueille, c'est Melkisédec, roi de la ville qui sera considéré plus tard comme un précurseur du Messie.

Melkisédec accueille donc Abram, le béni et le texte dit : « Béni soit Abram par le Dieu très Haut qi a créé le ciel et la terre ! Loué soit le Dieu très Haut qui a livré tes ennemis en ton pouvoir. «

Cette fois Abram, tu as été une bénédiction : les gens te voient et te reconnaissent, Ils te louent et disent : c'est bon de vivre près d'un croyant qui sert un Dieu comme le tien.

Vous aussi vous avez dû connaître des situations où des incroyants ont apprécié votre présence et l'on trouvée bienfaisante . C'est ce que Dieu souhaite.

Ensuite, dans la Genèse chapitre 15, nous découvrons le traité d'alliance que Dieu passe avec Abram lui permettant d'avoir un fils, Ismaël, avec une servante égyptienne de sa femme. Il lui répète la promesse : en lui donnant un nouveau nom, Abraham, père d'une foule de nations.

Au chapitre 18, Abraham accueille 3 visiteurs et son hospitalité est exemplaire. Nous découvrons que les gens de la plaine se conduisent

apparemment mal et que Dieu devrait les faire disparaître rapidement.

Là, Abraham réagit comme nous, il plaide, négocie et obtient l'engagement divin que s'il trouve 10 habitants de cette ville qui vivent correctement, Dieu épargnera la population.

Même si le chapitre 19 raconte que ces villes ont été détruites, Abraham a voulu être bénédiction pour les habitants en intercédant pour eux.

Est-ce que nous prions pour la population de notre ville, pour les personnes de mauvaise et de bonne réputation ? Prier pour quelqu'un, c'est changer notre regard pour cette personne, c'est commencer à l'aimer.

Au chapitre 20, Abraham, à Guerar, fait de nouveau passer sa femme pour sa sœur. Elle est enlevée avec toutes les femmes du pays, elles deviennent stériles.

C'est encore raté pour Abraham mais cette fois il prie pour leur guérison et le roi l'autorise à rester sur son territoire. Abraham a appris à prier pour le bien des autres, y compris les victimes de ses erreurs.

Apprenons, nous aussi à prier pour nos proches, en particulier pour celles et ceux qui sont victimes de la bêtise des autres.

Silence/musique

Après, il n'est plus question des relations entre Abraham et les populations qu'il a côtoyées.

Dans 2 des 4 cas, Abraham a eu peur des autres et a provoqué le malheur plutôt que le bonheur. La peur est une émotion négative, elle est mauvaise conseillère et nous empêche de nous tourner vers les autres.

Dans les 2 autres cas, Abraham n'était plus centré sur lui-même et il a été une bénédiction pour les autres. Il est mu par l'amour et l'amour est source de bénédiction.

Alors, je vous le dis, n'ayez pas peur des autres, la confiance de Dieu bannit la peur. Soyons là pour rendre la vie des autres plus belle, soyons source de bénédiction.

Amen

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article