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Publié par Association cultuelle de l'Eglise protestante unie de Saint Lô-Manche Sud.

Ce mardi 18 octobre, le groupe œcuménique de partage biblique se réunit pour lire dans la lettre de Jacques, le chapitre 1: versets 2 à 12.

Ce texte qui fait l'effet d'un sermon d'un vicaire d'autrefois( Louis), semble jouer des contradictions (Marguerite).

Le texte s'ouvre par un paradoxe: vous subissez à répétition des épreuves de toutes sortes; moi Jacques, je vous invite à les considérer comme possibilité d'une joie sans réserve. La joie (χαρά), ici n'est pas le plaisir (Jacques n'invite pas au masochisme), ni volonté de fuir la réalité (les épreuves des de ceux qui reçoivent cette lettre sont bien réelles), mais  quelle est cette joie, omniprésente dans le Nouveau testament à tel point qu'on peut parler d'un hymne à la joie de l'annonciation ("Réjouis toi ") aux exhortations de Jésus en Jean ("Que votre joie soit parfaite")? La joie serait cette exaltation de la vie, cette plénitude de l'être (Dans l'épître de Jacques et les autres livres bibliques, le nom joie est associé fréquemment à l'adjectif "toute").

Les Stoïciens invitaient à ne pas se laisser affecter par les épreuves de l'existence; jacques appelle à assumer, à affronter cette condition humaine faite parfois d'épreuves de toutes les couleurs, parfois cruelles. Elles sont, dans un cheminement avec Jésus-Christ, l'occasion, non d'une consolation bon marché, mais d'une marche vers une sérénité joyeuse.

Denis.

 

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