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Publié par Association cultuelle de l'Eglise protestante unie de Saint Lô-Manche Sud.

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Ce dimanche 2 juillet, nous sommes réunis pour la première fois de l'été au petit temple de Jullouville.

Denis Prizé anime ce culte qui a pour thème l'accueil.

Lydie a lu un psaume.

Martine,  l'épisode de la visite des trois hommes à Mamré. (Genèse 18:1-12)

Michel, l'évangile du jour: Matthieu 10:40-42.

Enfin Denis a lu un passage du deuxième livre des Rois,( II Rois 4: 8-16), à propos duquel il a proposé la méditation suivante:

L'histoire se passe il y a fort longtemps , peut-être quelque part autour de 850 avant notre ère. le peuple des fils d'Israël  est alors divisé: au nord, le royaume d'Israël, au sud , le royaume de Juda.

L'histoire se passe à Shounem, à 80 km au nord de Jerusalem, au sud du mont Thabor, dans le royaume du Nord.

Il est question d'un prophète, Elisée, "un homme de Dieu", qui est présenté ailleurs comme le successeur et l'héritier du grand prophète Elie, un héritier mais un héritier de et dans l'Esprit.

L'histoire commence par un accueil, une hospitalité. Une femme qui n'est pas nommée, accueille Elisée et lui donne à manger.  Moment banal de la vie, me direz-vous, moment sans importance pour être retenu dans les Ecritures. Pourtant, justement dans la Bible, partager un repas n'est jamais une chose tout à fait banale,  Partager sa nourriture, partager son pain, même avec des inconnus comme les trois mystérieux visiteurs d'Abraham, scelle une amitié, une alliance, une communion.

Une communion qui peut être insolite: ici, le prophète Elisée est accueilli par une femme, une femme d'une autre condition sociale, comme le précise le texte.

"J'irai manger chez vous".  Peut-etre nous aussi avons besoin d'aller manger chez les uns et chez les autres.Le repas qu'Elisée partage chez cette femme, ouvre à une relation, à une fidélité faite d'autres repas partagés.

En exerçant l'hospitalité, nous pouvons comme cette femme oouvrir notre table à des inconnus qui pourront être pour nous, des "hommes de Dieu". Dieu peut se rencontrer sous les traits d'une personne qui vient s'assseoir à  notre table. Exercez l'hospitalité, car beaucoup ont accueilli ainsi des anges, c'est à dire des messagers de Dieu.

Notre femme de Shounem propose d'approfondir cette hospitalité. Elle entraîne son mari dans cette démarche d'accueil.  Elle n'offre plus seulement de la nourriture mais un lieu de retraite. Elle fait construire sur la terrasse de sa maison une cabane. Et les petits objets disposés dans cette chambre haute, peuvent être compris en allégorie de ce qui pourrait être une retraite spirituelle: le lit pour le repos, car nous ne trouvons de véritable repos qu'en Dieu, la table de communion pour manger , le siège pour méditer, la lampe pour veiller car Dieu est notre lumière.

Dans sa nouvelle retraite, Elisée se pose la question de la gratitude. comment récompenser cette femme?  Il pense à une réponse politique (intercéder auprès du roi, pour alléger les impôts?), ou une réponse militaire (assurer une sécurité ?) La réponse de la femme à ces propositions est une petite merveille: "non, je vis tranquille au milieu des miens". Sa royauté, sa  sécurité, c'est sa famille.

Elisée n'a pas vu la faille, le manque de cette femme: elle n'a pas de fils. Parfois, nous aussi, nous passons à côté des détresses de nos contemporains. On peut  faire preuve de cécité meme en étant  "homme de Dieu" Derrière la façade heureuse du "Je vis tranquille au milieu des miens", il y avait un manque terrible. Dans les détresses existencielles, hier comme auhourd'hui, il y a souvent ce sentiment douloureux d'avoir une vie qui ne paraît pas féconde. autre source de détresse: le temps qui passe: le temps a passé, le mari est trop âgé, trop tard!

Elisée , lorsque le serviteur lui ouvre les yeux, appelle cette femme. Comme Elisée, l'Eglise est appelée par Dieu, pour appeler à son  tour ses contemporains. Même ceux, qui à l'image de cette femme, resteront sur le seuil.

Elisée dit à la femme: "A cette date, le temps vivant. Ce qui peut se comprendre : l'an prochain, ou à la saison fertile, ou suivant le rythme de la vie.  Dans tous les cas, Elisée ouvre une perspective, la perspective. Et la femme de Shounem est devenue enceinte.

Jésus, dans les deux versets que nous avons lus, n'appelle pas à accueillir mais à être accueillis. Les disciples, qu'il invite à se sentir "petits", sont appelés à faire l'experience de cet accueil, du don reçu, fût-il d'un verre d'eau.

Ainsi, à la lumière de l'Evangile de Jésus-Christ, l'accueil de la Shounamite, nous rappelle cette ardente obligation d'accueillir l'autre, mais aussi d'être accueilli. Puissions nous comme Abraham et Sarah, comme Abraham et Sarah, comme les disciples de Jésus, vivre à travers tous ces accueils, l'accueil de Dieu qui se donne par la Parole et par le pain

 

 

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